Sécurité globale ?
     

Sécurité globale ?

Soutenue par des membres du gouvernement et des syndicats de policiers, la loi de sécurité globale a été proposée et examinée à l’Assemblée Nationale entre le 17 au 20 novembre 2020. L’article 24 a notamment fait l’objet de nombreuses opposition dans la population globale, mais aussi au sein des journalistes et des associations de défense des libertés publiques. Elle prévoyait de punir les auteurs diffusant des images de policiers ou militaires dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique. Pour les manifestants, c'est une atteinte à la démocratie et à la liberté d’informer. Des manifestations ont eu lieu dans toute la France (parfois appelées « marche pour la liberté » réunissant plusieurs milliers de personnes à Paris. Des tensions ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants en marge de ces manifestations. Au cours de ce mouvement, l’affaire George Floyd est apparue, accentuant l'importance de la diffusion d’images. Face à l’importance du mouvement global, le gouvernement a du reculer et réécrire l’article 24. Des journalistes ont été malmenés dans ce mouvement. Plusieurs ont été blessés, et même arrêtés, ce qui a amené l’organisation Reporter sans frontières à porter plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et contre le Préfet de Paris.